Moi : Gustav ?!
Je me retourne brusquement. C'est bien lui, il sourit devant mon étonnement. Je lui saute au cou. Je suis tellement contente de le revoir.
Gustav : doucement tu vas m'étouffer !
Moi : désolée... mais qu'est-ce que tu fais en France ?
Gustav : avec le groupe on est venu pour présenter notre album.
Le groupe... ça veut dire que Bill ne dois pas être loin... Je ne veux pas penser à ça pour le moment. J'entends un raclement de gorge derrière moi, c'est Marie. Elle est rouge comme une pivoine, elle ne doit pas vraiment réaliser ce qui lui arrive...
Moi : Gustav je te présente Marie, ma petite s½ur ! C'est une grande fan...
Gustav : waouh ! C'est fou comme vous vous ressemblez ! (à Marie dans un français approximatif) : ravis de te connaître...
Marie : je... tu...
Je me mets a rire devant son air perdu, Elle me lance un regard noir et oubliant sa gêne, me donne un coup de coude dans les côtes.
Marie : c'est pas drôle !
Moi : ah si je confirme ! Hein Gustav ?
Gustav : c'est normal d'être impressionné par moi ! (rire)
Moi : ha non tu vas pas t'y mettre aussi, y'a déjà Tom qui se vante tout le temps !
... : on parle de moi ?
Je fais un bond, je ne l'ai pas vu arriver. Il est suivit de près par son jumeau, Georg et...
Moi : Milia !!!
Milia( se jetant dans mes bras) : Audrey !!! Qu'est-ce que tu fais ici ?
Moi : ma vraie mère est styliste, et toi pourquoi t'es venue ?
Milia : Gustav m'a proposé de l'accompagner...
Je fronce les sourcils et passe de l'un à l'autre avec étonnement. Gustav s'approche de Milia et lui prend la main.
Moi : vous... êtes ensemble ???
Les deux : et oui !
Moi : aaaaaah je suis trop contente pour vous !!!!!!
Tom : et c'est ta s½ur ???
Moi : oui Tom, c'est Marie. Vous vous êtes déjà parlé je crois...
Tom se penche vers Marie pour lui faire la bise. Elle s'empourpre encore plus, si c'est possible^^. Puis Tom se dirige vers moi et me prend doucement dans ses bras. Me glissant quelques mots à l'oreille :
Tom : tu m'as manquée la puce... à Bill aussi...
Je ne sais pas comment réagir envers Bill, dès que je l'ai vu, une boule s'est formée dans mon ventre. J'ai une terrible envie de lui sauter dessus et de l'embrasser ! Au lieu de ça, je me hisse sur la pointe des pieds [bah oui, il est grand Bilou !] et lui effleure la joue des lèvres. Il ne bouge pas d'un millimètre. Je m'éloigne et vais saluer Georg. Un silence règne dans le groupe, des regards sont échangés et comme s'ils s'étaient tous mis d'accord, Gustav, Georg, Milia, Marie et Tom prétextent une excuse totalement bidon pour me laisse seule avec Bill. Il n'a pas l'air de vouloir me parler. Et moi, je ne sais pas quoi lui dire. Je lui propose de sortir, je n'ai pas envie que quelqu'un nous entende. Il ne me répond pas mais me suit tout de même à l'extérieur.
Moi : tu sais ce que je t'ai dis au téléphone... je le pensais pas vraiment...
Bill : c'est-à-dire ?
J'entend enfin le doux son de sa voix, je n'ai cessé de penser a lui depuis que je suis en France...
Moi : je... je t'aime...
Ces simples mots que je n'ai dit à personne d'autre que lui... je les pense au plus profond de moi-même. J'attends sa réaction. Il s'approche lentement de moi, nos lèvres sont à quelques centimètres... je peux sentir son souffle chaud se déposer sur mon visage... Il s'approche encore et enfin nos lèvres se rencontrent enfin, je frissonne à ce contact. Sa langue tente de traverser la barrière de mes lèvres, je la laisse entrer sans attendre, savourant cette sensation inouïe accentuée par son piercing...
Il s'écarte de moi, nous nous regardons un long moment dans les yeux sans qu'aucun de nous ne brise le silence de la nuit. Je me blottis dans ses bras. Ce qu'il m'a manqué...
Bill : à quoi tu penses ?
Moi : à toi, à nous... à l'avenir...
Bill : Leb Die Sekunde... le reste n'a pas d'importance...
Moi : j'essaye Bill, j'essaye... mais je n'arrive pas à m'enlever cette idée que rien n'est éternel... un jour on se séparera et ce jour là il ne me restera que mes yeux pour pleurer...
Bill : ne dis pas ça...
Moi : je suis réaliste Bill et pense aux groupies, j'ai déjà eu affaire à elles j'ai pas envie de sortir en me demandant si je vais me faire attaquer !
Bill ne répond pas. Il resserre son étreinte comme s'il craignait que je le quitte. Je suis partagé entre l'envie d'être avec lui et cette peur qui me suis depuis cette attaque...
Flash back:
Marie et moi étions dans la rue, elle avait décidé de m'emmener faire du shopping pour me changer les idées. On parlait quand tout à coup un cri nous fit sursauter. Vous savez ce genre de cri aigu qui vous déchire les tympan. Un groupe de pouf se tenait en face de nous, elles nous regardaient avec insistance. J'entendis quelques une de leur paroles :
Pouf 1 : c'est laquelle ?
Pouf 2 : celle de droite ! C'est elle la pétasse qui a couché avec NOTRE Bill !!!
Pouf 3 (se dirigeant vers moi) : j'vais lui faire la peau !
Marie : Faut courir là !
Je ne bougeais pas, immobilisée par ma crainte. Le groupe s'approchait à grand pas de nous. Marie me prit par le bras mais rien n'y fit, mon corps ne m'obéissait plus. Et sans trop savoir comment, je me retrouvais à terre avec une énorme douleur à la joue. Cette cruche venait de me gifler avec une force incroyable. Elle s'en prenait maintenant à mes cheveux sur lesquels elle tirait sans ménagement. Elle me cogna ensuite la tête contre le sol. Je ne distinguais plus rien en dehors des cris de terreur de ma s½ur.
Marie : lâchez la ! Arrêtez !!!
Puis une autre voix se joignit à la sienne, ou plutôt deux. Des voix féminines.
... : ça va pas la tête ! Laissez-la tranquille sales garces !!!
La fille finit par me lâcher. J'entendis une dernière fois son rire hystérique puis le claquement de talons m'indiqua qu'elles s'éloignaient. Quelqu'un me souleva et m'aida à me relever. J'ouvris les yeux et découvrit qu'il s'agissait de Vanessa, la fille que j'avais rencontrée quelques jours plus tôt. Elle était accompagnée de Mélodie. Elles nous aidèrent à rentrer chez nous...
A ce souvenir, une larme coula sur ma joue. Une seule et unique goutte d'eau salée. Depuis ce jour, je me suis promis de ne pas pleurer à cause de ces garces. Bill essuya tendrement cette petite larme du bout du pouce et recommença à m'embrasser.
« Click »
[bon je sais c'est pas clair... en fait c'est le bruit d'un appareil photo... xD]
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